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 LE HANGAR A BANANES

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Renaissance
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Date d'inscription : 09/03/2014
Localisation : Nantes

MessageSujet: LE HANGAR A BANANES   Dim 6 Déc - 17:19

LE HANGAR A BANANES - http://www.hangarabananes.com/

Des bateaux chargés de bananes accostant sur les quais du port de Nantes, c’est comme un parfum d’aventure et de grand large au coeur de la ville. De ce trafic important qui participa à la renommée du port, ne subsiste aujourd’hui qu’un hangar de 154 mètres sur 50 au bout du quai des Antilles. Désaffecté depuis le milieu des années 70, le hangar Maurice-Bertin que l’on appelle plus communément le 'Hangar à bananes' a retrouvé une seconde jeunesse en juin 2007. Ses 8 000 m2 sont occupés par des cafés, restaurants et discothèques largement ouverts sur la Loire, ainsi que par un lieu d’exposition dédié à l’art contemporain.



Historique. C’est au cours des années 30 que démarre l’importation de la banane à Nantes. Entre construction navale et trafic de marchandises de toutes sortes, l’activité du port est alors florissante. Si les premiers régimes débarqués à Nantes viennent en droite ligne des Canaries, ce sont très rapidement les bananes de Guinée qui vont alimenter en priorité le marché local. 18 923 tonnes de fruits sont ainsi déchargées dans le port de Nantes en 1938... Après la seconde Guerre mondiale, le port est dévasté. Le trafic avec la Guinée reprend lentement, dynamisé en 1950 par la construction d’un vaste hangar au bout du quai des Antilles : le fameux hangar à bananes (ci-dessous, en 1935).



Construit par la Chambre de commerce, le bâtiment est entièrement climatisé, conçu spécialement pour la réception des bananes et doté de matériels de manutention – trois norias Pellegrini – modernes pour l’époque. Implanté à proximité des grands axes routiers, mais aussi ferroviaires via la Gare de l’État, il permet l’acheminement rapide des fruits vers la région nantaise, la Bretagne, la vallée de la Loire et tout le sud-ouest de la France. Le commerce d’importation de la banane de Guinée devient ainsi une activité prospère du port de Nantes… jusqu’en 1958, date à laquelle la Guinée prend son indépendance et rompt ses relations économiques avec la France. Le marché de la banane s’effondre. La Chambre de commerce et d’industrie cherche alors de nouveaux débouchés et, après de longues négociations avec la Côte d’Ivoire, le Cameroun et les Antilles, les exportateurs de Guadeloupe se laissent convaincre de tenter l’aventure à Nantes à partir de 1961. Essai transformé, puisque de 400 tonnes de bananes en 1961, le tonnage moyen par navire monte à 1 100 tonnes environ en 1963. Les choses semblent bien parties : à la demande des exportateurs guadeloupéens, le port investit dans une quatrième noria pour décharger rapidement les bateaux.



Au début des années 60, le commerce de la banane bat donc son plein mais, en 1963, puis en 1964, la Guadeloupe est durement éprouvée par un cyclone et, suivant les archives du Port, “les exportateurs choisissent de se tourner vers Dieppe et Rouen où ils ont leurs habitudes.” Ils ne reviendront jamais vraiment sur le port de Nantes. Jusqu’en 1969, les autorités portuaires tentent de diversifier la provenance des bananes, développent des contacts avec la Côte d’Ivoire, les Canaries, le Cameroun, réfléchissent aux aménagements nécessaires du hangar et des quais pour recevoir un trafic important. Mais la concurrence est rude entre les ports français et le trafic ne retrouvera jamais son niveau des années 55-57 et 61-63. Les autorités pourtant, ne perdent pas confiance dans le retour de la banane à Nantes.

1973 pourtant, marque un espoir dans la reprise d’un trafic régulier d’importation de bananes avec le Cameroun. Le Port met à disposition des importateurs le quai, le hangar, les voies ferrées et, en octobre, le navire Comoé décharge 1 700 tonnes de bananes. La mise en avant des qualités du port de Nantes – main-d’oeuvre spécialisée, 15 000 m2 de hangars réfrigérés à proximité du MIN, desserte aisée par route et chemin de fer, quatre norias Pellegrini, gare SNCF à moins de 800 mètres, traitement possible de 2 200 à 2 800 colis/heure après modernisation - auprès des pays producteurs ne suffit pas : le début des années 70 marque la fin du trafic de bananes à Nantes. En 1987, le dernier chantier naval nantais a fermé ses portes. Quant au commerce de la banane, il n’a jamais retrouvé le chemin du port de Nantes. Avec la renaissance du hangar à la pointe du quai des Antilles, s’ouvre une nouvelle page de l’histoire de l’île de Nantes.





Réhabilitation. Des travaux sont entrepris entre septembre 2006 et juin 2007 dans le cadre du réaménagement de l'île de Nantes. Ils donnent aux lieux une seconde vie, grâce à une intervention architecturale volontairement a minima, le caractère emblématique de ce bâtiment, symbole du patrimoine portuaire nantais, est préservé. L'idée maîtresse est de créer à cet endroit, un véritable belvédère ouvert sur la Loire, un lieu de vie où il est possible de manger ou prendre un verre en intérieur ou en terrasse, de danser et de s'amuser, avec différentes atmosphères, à l'image des entrepôts de Lisbonne. Le hangar du port autonome est pour cela concédé à Néo Promotion, et les plans de réaménagement réalisés par l'agence d'architectes Roulleau, en partenariat avec Alexandre Chemetoff, chargé du réaménagement de l'île de Nantes. Le lieu est ouvert au public en juin 2007, et offre un choix de bars, restaurants, une discothèque et un théâtre (soit une douzaine d'établissements en tout), ainsi que des espaces de loisir et 1 600 m2 dédiés à la biennale des arts plastiques « Estuaire », imaginée par Jean Blaise. Il est situé à proximité de la Grue Titan Grise, et des Anneaux de Buren, installés le long de la rambarde du quai des Antilles.

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