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 LES CHANTIERS NAVALS

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Renaissance
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Date d'inscription : 09/03/2014
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MessageSujet: LES CHANTIERS NAVALS   Lun 14 Avr - 18:26

LES CHANTIERS NAVALS

Riches d’une tradition navale et portuaire remontant à l’Antiquité, les chantiers nantais se sont développés, à l’échelle industrielle, à partir du XVIIIe siècle. Dans les grandes périodes de croissance, ils employèrent jusqu’à 6000 personnes, avant leur déclin dans les années 80.

D’abord situés sur le quai de la Fosse à l’embouchure de la Chézine, les chantiers se déplacent progressivement vers l’aval en quête d’espace libre. Le site du Bas-Chantenay devient au début du XIXe siècle le siège des principaux ateliers de construction, parmi lesquels Dubigeon.

A partir des années 1840, l’activité navale apparaît également sur l’île de Nantes dans sa partie ouest appelée ‘Prairie au Duc’, avec les Chantiers de la Loire et Chantiers de Bretagne, et s’impose au début du XXe siècle. Depuis les berges, en venant du pont Anne de Bretagne, sont encore visibles divers éléments du patrimoine des chantiers :

— Trois cales de construction de navire.

— La grue Titan jaune, destinée à la manutention des pièces préfabriquées assemblées sur cale.

— Le platelage, constitué de croisillons métalliques disposés au sol, et servant de cadre à l’assemblage des pièces.

— Les nefs, vastes halles de fer et de béton.

— Un bâtiment imposant du début du XXe siècle, l’ancienne direction des Chantiers de Nantes puis bureaux techniques des chantiers Dubigeon (ex Ateliers et Chantiers de la Loire), sauvé de la démolition par l’action des anciens travailleurs des chantiers. Depuis sa réhabilitation par la Municipalité en 1994, il abrite l’Université Permanente, le Centre d’Histoire du Travail, et la Maison des Hommes et des Techniques, lieu de mémoire et de valorisation des cultures ouvrières.

A l’est du boulevard de la Prairie au Duc, s’étend le site des anciens Ateliers et Chantiers de Bretagne dont les anciennes halles servaient à la construction d’engins de grosse chaudronnerie et de mécanique pour l’équipement des navires. Les chantiers de Nantes ont construit divers types de navires, du remorqueur au car-ferry, du navire de commerce au navire militaire (sous-marins). Les innovations technologiques furent importantes au XXe siècle (turbines Rateau, hélices à pas variable…), mais le travail au chantier était pénible. Les problèmes liés à la sécurité furent multiples et à l’origine de nombreux conflits salariaux. La construction navale à Nantes a subi de plein fouet, outre l’obligation constante d’augmenter la productivité, les conséquences du développement de la concurrence étrangère. L’épopée de la construction navale s’est achevée à Nantes en 1987, avec la fermeture du chantier Dubigeon.
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Renaissance
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MessageSujet: LA NAVALE NANTAISE AU FIL DU TEMPS   Ven 16 Sep - 22:50

LA NAVALE NANTAISE AU FIL DU TEMPS

Du centre ville à la Prairie-au-Duc : des chantiers en mouvement

La présence d’activités de construction navale dans la région nantaise est attestée dès l’Antiquité, mais celle-ci resta embryonnaire jusqu’au XVIe siècle. Se déplaçant au gré des besoins, les charpentiers de navires s’installèrent de préférence au Port Maillard, au pied du château des ducs de Bretagne. Le manque de place, l’urbanisation croissante et l’action des pouvoirs publics les obligeront à se déplacer d’est en ouest, vers l’aval de la Loire.

L’implication des armateurs dans le commerce international au XVIIe siècle, puis dans le « commerce triangulaire » au XVIIIe, stimula une croissance économique extraordinaire et la demande en navires, dont la taille s’accrut, augmenta en proportion. À la fin du XVIIIe siècle, Nantes était devenue le premier centre de construction de navires marchands de France.

De véritables chantiers naquirent, atteignant le stade préindustriel. Trop à l’étroit sur la rive droite du fleuve, l’activité de construction navale quitta le centre ville, franchit la Loire et s’installa sur une île de Loire jusque-là réservée au pâturage, la Prairie-au-Duc.

Développement et concentration

Suite à un mouvement de concentration et sous l’action de trois constructeurs, Babin-Chevaye, Dubigeon et Guillet de La Brosse, trois gros chantiers se partageaient la suprématie de la construction navale à Nantes au début du XIXe siècle : les Ateliers et Chantiers de la Loire et les Ateliers et Chantiers de Bretagne sur la Prairie-au-Duc, les chantiers Dubigeon à Chantenay, à quelques kilomètres en aval de Nantes. Cinq autres chantiers de moindre importance complétaient ce dispositif.

La construction navale devint l’industrie pilote de la Basse-Loire, autour de laquelle se greffèrent d’autres activités industrielles, en particulier de la métallurgie, qui faisait travailler trente mille ouvriers vers 1900. À elle seule, la construction navale occupait 35 % de la main-d’œuvre.

L’apogée puis le déclin

La construction navale atteignit son apogée au début des années 1950, mais fut très vite confrontée à de nombreuses difficultés : la concurrence étrangère et la baisse des aides de l’État incitèrent les chantiers à fusionner pour subsister.
Les Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) et les Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) fusionnèrent en 1961, donnant naissance aux Ateliers et Chantiers de Nantes (ACN), puis à la Société financière et industrielle des Ateliers et Chantiers de Bretagne (SFI-ACB) en 1966. Trois ans plus tard, les activités de construction navale furent cédées à la SA Dubigeon-Normandie, qui quitta le site de Chantenay pour s’installer sur la Prairie-au-Duc en incorporant ce qui restait des ACN. Les ACB, quant à eux, conservèrent la division Mécanique-Chaudronnerie.

Malgré la concentration, le dernier chantier nantais, Dubigeon-Normandie SA, devenue filiale d’Alsthom-Atlantique, ferma ses portes en 1987. Le chantier de Saint-Nazaire, acquis par Aker Yards, puis par STX, reste le dernier grand chantier naval français en activité.
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