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 NAISSANCE DES LOGEMENTS BON MARCHÉ

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Renaissance
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MessageSujet: NAISSANCE DES LOGEMENTS BON MARCHÉ   Jeu 15 Oct - 21:24

NAISSANCE DES LOGEMENTS BON MARCHÉ

Au milieu du 19ème siècle, le tournant de la révolution industrielle a développé la classe ouvrière qu’il faut loger. L'habitat n’est alors géré que par les rapports marchands, le paternalisme patronal (cités patronales, ouvrières ou corons), ou l’assistance. Pour insuffler une politique publique du logement, la loi Bonnevay de 1912 favorise la création d’Office Publics d’Habitations Bon Marché.

A Nantes c’est le 21 février 1913 que le Maire Paul Bellamy crée l’OPHBM de la Ville. Mais le manque de moyens et la guerre 14/18 ne facilitent pas les débuts. Ce n’est qu’en 1921 que les premiers logements, sont proposés.

Les projets suivants ne seront livrés qu’à partir de la fin des années 20. Il s’agit des cités jardins de la Morrhonnière (1926), des Chambelles (1933), du Bois de Hercé (1926), du Verger (1933), de la Chevasnerie (1935) et de la Moisdonnière (1935). Animé par la volonté de lutter contre l’habitat insalubre, l’Office réfléchit à des solutions pour loger les familles nombreuses. Conan Mériadec (1933) et Babin Chevaye (1935) sont les premiers immeubles avec trois étages. Les HBM changent ensuite de braquet avec la programmation de 194 logements à Gustave Roch et de 212 à l’Hermitage.

Les taudis de la Butte Sainte-Anne vont laisser place à des appartements modernes avec vue sur Loire. En septembre 1943, des bombardements de la 8e Air Force américaine endommagent le centre-ville, faisant 1 463 morts, et 2 500 blessés. Près de 700 immeubles et habitations sont détruits et 3 000 logements sont inhabitables. Après la guerre c’’est encore une fois une crise du logement qui se profile. Des mouvements, dont l’appel de l’Abbé Pierre d’hiver 54, impulsent une vague de constructions économiques. Deux cités d’urgence, Port Durand (1957) et la Géraudière (1956) permettront aux familles les plus défavorisées de trouver un toit.

Dans les années 50, l’Office construit des immeubles de taille moyenne : Gaston Serpette, Douet Garnier, la Lande, la Contrie ou les Anglais. Suit dans les années 60/70, la construction à plus grande échelle. De nouveaux quartiers entiers transforment la ville en profondeur pour, encore une fois, pallier le manque de logements. Ces grands ensembles apportent une réponse rapide à un besoin énorme et un confort à une population qui n’avait jusque-là connu que les taudis.

La construction massive cesse avec la crise du choc pétrolier de 1973. Le dernier grand ensemble livré sera le Bout des Landes en 1975 avec ses 526 logements. L’heure est désormais aux constructions douces et Nantes Habitat aura à cœur de réinvestir le centre-ville avec des constructions de plus petite taille.

Les années 80/90 sont celles des premières réhabilitations. Certains bâtiments nécessitent des interventions lourdes pour maintenir le confort des habitants. C’est l’heure des premières concertations avec les locataires autour de programmes de réhabilitations. En 1992, Nantes Habitat déploie sa politique de proximité avec la création de sept agences sur les quartiers, aujourd’hui considérées comme élément essentiel du lien entre l’Office et les habitants. C’est, à l’époque, une petite révolution et une nouvelle approche du dialogue avec les locataires et du service qui leur est rendu au quotidien. La demande de logement, toujours forte, s’oriente vers des typologies et des formes différentes car la société évolue, la structure familiale n’est plus comme celle des générations antérieures. Il faut trouver la bonne alchimie entre politique de renouvellement de l’offre et politique d’attribution. L’Office doit également faire face au vieillissement de sa population. Près d’un tiers des locataires dépassent 60 ans, il faut adapter les logements.
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