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  PÉRIODES DE TROUBLES DANS LA VILLE

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Renaissance
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Date d'inscription : 09/03/2014
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MessageSujet: PÉRIODES DE TROUBLES DANS LA VILLE   Sam 3 Mai - 11:39

PÉRIODES DE TROUBLES DANS LA VILLE

Pendant la Révolution Française, la ville tenue par les Républicains est en première ligne face à la révolte vendéenne et sa résistance est une des clefs du succès républicain : elle fournit une base arrière aux armées 'bleues', et prive les Vendéens d'un port où recevoir de l'aide de l'Angleterre.

En effet, le 29 juin 1793, a lieu la Bataille de Nantes. La ville est attaquée par l'Armée Catholique et Royale forte de plus 30 000 hommes. Devant la résistance des 12 000 soldats républicains commandés par Jean Baptiste Camille de Canclaux, et volontaires nantais, menés par le Maire René Gaston Baco de La Chapelle, les insurgés doivent battre en retraite. Le Général des armées vendéennes, Jacques Cathelineau fut grièvement blessé par un coup de feu tiré d’une fenêtre de la Place Viarme par un ouvrier cordonnier. Transporté mourant à Saint-Florent-le-Vieil, il y mourut de ses blessures le 14 juillet suivant.

Arrow Tous les détails sur La Bataille de Nantes (29 juin 1793), sur Wikipédia.

Jean Baptiste Carrier  

D'octobre 1793 à février 1794, Jean-Baptiste Carrier, est envoyé en mission dans les cinq départements bretons par un décret du 14 août 1793. Par un arrêté du Comité de Salut Public du 29 septembre, il arrive à Nantes où il trouve une ville profondément divisée entre ses éléments populaires et ses notables. Fin septembre et début octobre, son prédécesseur, Pierre Philippeaux, a destitué les administrations élues en décembre 1792 et créé un Comité et un Tribunal Révolutionnaires ; ce tribunal a formé la Compagnie Marat, une petite armée révolutionnaire d'une soixantaine d'hommes recrutés sur le port.

Disposant d'emblée des instruments d'une politique de Terreur, Carrier utilise le blé réquisitionné en Vendée pour nourrir l'armée et le petit peuple nantais, crée une police occulte, concurrente avec la compagnie Marat, et simplifie la procédure du Tribunal révolutionnaire, qui conduit à la guillotine 144 personnes soupçonnées de complicité avec les Vendéens en novembre et en décembre 1793.

En décembre 1793, la ville de Nantes, dirigée par le représentant Jean-Baptiste Carrier, voit arriver dans ses murs un afflux de prisonniers vendéens, capturés lors de la Virée de Galerne. Ces derniers, au nombre de 8 000 à 9 000, hommes, femmes et enfants, sont entassés dans la Prison de l'Entrepôt des Cafés. Les conditions sanitaires sont épouvantables, le médecin Pariset décrit les détenus comme des "spectres pâles, décharnés, couchés, abattus sur les planchers, on s'y traînant en chancelant comme dans l'ivresse ou la peste". Rapidement, une Épidémie de Typhus éclate dans les prisons de Nantes, elle tue 3 000 détenus, dont 2 000 dans l'entrepôt, ainsi que des gardiens et des médecins et menace de s'étendre à la ville. Le représentant Carrier recourt alors massivement aux Noyades et aux Fusillades pour vider l'entrepôt et les pontons. Du 16 décembre 1793 au 27 février 1794, les noyades de Nantes font 1 800 à 4 860 morts. Les fusillades de Nantes font 2 600 à 3 600 victimes. Au total, sur les 12 000 à 13 000 prisonniers, hommes, femmes et enfants, que compte la ville, 8 000 à 11 000 périssent, dont la quasi-totalité des prisonniers de l'entrepôt. La grande majorité des victimes sont des Vendéens, on compte aussi des Chouans, des suspects nantais, généralement girondins ou fédéralistes, des prêtres réfractaires, des prostituées, des droits communs, ainsi que des prisonniers de guerre Anglais et Hollandais.


Les Noyades de Nantes en 1793, huile sur toile de Joseph Aubert, 1882.

De même, 132 Notables Nantais sont arrêtés comme fédéralistes et envoyés à Paris pour être jugés par le Tribunal Révolutionnaire ; 12 meurent au cours du voyage, 24 en prison. Les exactions de Carrier sont dénoncées par Jullien de Paris, agent du comité de salut public en mission sur la côte atlantique, et il est obligé de demander son rappel le 9 pluviôse an II (8 février 1794).

Autres Faits

La place Viarme sera aussi le lieu de l'exécution publique d'un autre chef vendéen, le général François-Athanase Charette de La Contrie, fusillé le 29 mars 1796. Une croix de pierre a été dressée à l'angle de la rue Félibien, en mémoire de cet événement. La guillotine fut également dressée à cet endroit de 1830 à 1875.

Pierre Louis Godet de Châtillon débarqua à nouveau en Bretagne en 1799 suite à la troisième chouannerie, l'ancienne armée de Scépeaux s'étant scindé en deux il prit le commandement de l'Armée Catholique et Royale du Bas-Anjou et de Haute-Bretagne avec Louis d'Andigné comme second. Dans la nuit du 20 au 21 octobre, à la tête de 2 000 à 3 000 hommes, Châtillon s'empara de la ville Nantes qu'il tint pendant quelques heures. Cependant Châtillon signa rapidement une trêve en décembre avec le général républicain Gabriel d'Hédouville.


Dernière édition par Renaissance le Mer 1 Fév - 16:18, édité 6 fois
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