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 LA RÉSISTANCE

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Renaissance
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Messages : 423
Date d'inscription : 09/03/2014
Localisation : Nantes

MessageSujet: LA RÉSISTANCE   Mer 21 Oct - 20:13

LA RÉSISTANCE

Dès les premiers jours de l’occupation, des actes de sabotage sont perpétrés. Les réseaux de résistance locaux sont nombreux et actifs et les mouvements nationaux ont des antennes dans la ville. A la suite de l’attentat perpétré à Nantes contre le lieutenant-colonel Holtz en octobre 1941, 48 otages seront exécutés, cet évènement marque un tournant :

L'attentat : Le 20 octobre 1941, un peu avant 8 heures du matin, alors qu'il se rendait à pieds à la Kommandantur, Karl Hotz est abattu à proximité de la cathédrale. L'action est menée par deux des trois résistants venus de Paris : Gilbert Brustlein, Marcel Bourdarias et Spartaco Guisco, tous trois membres de l'OS, la branche armée du Parti communiste. L'attentat ne visait pas particulièrement Karl Hotz, la mission des trois hommes étant d'abattre un officier allemand selon les circonstances. Gilbert Brustlein lui tire deux balles de 6,35 mm dans le dos, devant le n°1 de la rue du Roi-Albert tandis que le revolver de Spartaco Guisco s'enraye, sauvant la vie de l'officier d'ordonnance de Hotz, le capitaine Wilhelm Sieger. Karl Hotz meurt quelques instants après, tandis que les deux résistants s'enfuient.



Les représailles : Un Kreiskommandant assurera l'intérim de Karl Hotz après la mort de celui-ci, jusqu'à l'arrivée très rapide du nouveau Feldkommandant, le baron von und zu Bodmann. Étant donné l'importance de Karl Hotz dans la hiérarchie militaire, Hitler est rapidement mis au courant par Otto von Stülpnagel, responsable des troupes d'occupation en France, et ordonne en représailles, l'exécution immédiate de 100 otages, chiffre ramené à 50 par von Stülpnagel; 2 seront aquittés et 48 d'entre eux sont fusillés le 22 octobre sur leurs lieux d'emprisonnements soit Nantes, Châteaubriant et au fort du Mont-Valérien, près de Paris. Les plus connus sont Guy Môquet et Jean-Pierre Timbaud.

Les obsèques : Les obsèques de Karl Hotz (ci-dessous) ont lieu le vendredi 24 octobre et donnent lieu à une cérémonie importante, dont la presse locale rend compte abondamment, alors qu'elle est très discrète sur les détails concrets de l'attentat et de l'enquête, se contentant de retransmettre les communiqués officiels. Son corps est emmené de la Kommandantur, où son bureau a servi de chapelle ardente, au cimetière de la Gaudinière, au nord de la ville. Le passage du cortège est marqué par la fermeture des magasins qui doivent baisser leur rideau. Sont présents : le général Neumann-Neurodde, commandant du secteur d'occupation Sud-Ouest, le Feldkommandant baron von und zu Bodman, successeur de Karl Hotz, les Feldkommandant de Rennes et du Mans, le préfet régional Roussillon, représentant le Maréchal Pétain, le préfet de Loire-Inférieure Dupard, les sous-préfets de Châteaubriant et de Saint-Nazaire, le maire de Nantes, Gaétan Rondeau et une délégation du conseil municipal... Après la guerre, la tombe de Karl Hotz a été transférée au cimetière militaire allemand de Pornichet où elle se trouve actuellement.



Le 11 novembre suivant, le général de Gaulle décerne la croix de la Libération à la ville, Nantes est ainsi la première des cinq villes françaises à être ainsi décorées. L’autorité allemande ne cesse de traquer les résistants et de nombreux procès ont lieu à Nantes. En janvier 1943, 37 des 42 Francs-tireurs et partisans jugés par le conseil de guerre allemand au cours du procès dit "des 42", sont condamnés et fusillés. Dans le département, la plupart des réseaux, durement touchés par des arrestations massives, sont démantelés en 1944. Trois ans plus tard, à La Libération, le boulevard créé sur la portion comblée de l'Erdre sera renommé Cours des 50-Otages.
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