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 FONDERIE VORUZ - A NANTES DE 1780 A 1898

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Renaissance
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MessageSujet: FONDERIE VORUZ - A NANTES DE 1780 A 1898   Mer 12 Mar - 1:56

FONDERIE VORUZ - A NANTES DE 1780 A 1898  

Voruz est le nom d'une famille de métallurgistes nantais originaires de Suisse. Artisan fondeur, il arrive en 1780 de Suisse à Nantes. Pierre Siméon Voruz est rejoint par son frère, Jean Samuel. Les frères Voruz travaillent pour la marine, fournissent les chantiers navals. Ils produisent également pour l'économie sucrière des Antilles.

Après la Révolution, ils fournissent des petits canons et des fusils aux navires de l'armée républicaine. En 1808, la famille Voruz rachète l'ancienne collégiale à Pierre-Jean-Mouillé. Cependant, les fondeurs cherchent à mettre un terme à l'éclatement de leurs sites de production. Outre l'ancienne Collégiale Notre-Dame, ils ont également des ateliers dans l'ancien cloître des Cordeliers, rue Galilée (actuelle rue du Calvaire), et rue du Peuple-Français (actuelle rue du Roi-Albert). En plus de leurs productions, les frères Voruz obtiennent des commandes pour fondre des cloches. Ainsi, des églises nantaises et des environs (Sainte-Croix, Saint-Jacques, Saint-Félix…) ont des cloches signées Voruz.

Né le 7 juin 1810, Jean Simon, le fils de Jean Samuel grandit dans les ateliers, apprend le dessin technique, l'orthographe, le calcul et à tenir un livre de compte. Il accomplit un tour de France, à la manière des Compagnons. Part rendre visite à sa famille en Suisse, rentre à Nantes et reprend, avec son frère aîné, la direction de l'entreprise de son père, décédé.

Lors des Journées révolutionnaires de juillet 1830, Jean Simon est légèrement blessé mais son frère, atteint plus gravement, meurt quelques jours plus tard. Un an avant ce tragique événement, les Voruz avaient réuni en un seul lieu les divers ateliers qu'ils exploitaient auparavant. C'est dans le quartier de l'actuelle place Mellinet qu'une véritable usine, capable de fondre le cuivre et le bronze, a été édifiée sur 4 000 m² de terrain. Elle comportait 12 fourneaux et des ateliers annexes.

Jean Simon Voruz réussit à développer une entreprise industrielle qui fait de Nantes un pôle important de la métallurgie française dans la deuxième moitié du XIXe siècle. De nouveaux marchés sont en effet en train de s'ouvrir avec le développement du chemin de fer, l'arrivée des machines à vapeur et l'introduction des structures métalliques dans l'architecture comme en 1843 pour l'escalier du Passage Pommeraye, à Nantes. Tout cela va donner du travail aux fondeurs et Jean Simon Voruz entend bien profiter de cette nouvelle manne... L'usine se développe et atteint plus de 1 600 ouvriers. En 1854, il rajoute une fonderie de fer à ses activités et l'installe dans un nouveau site sur une des îles de la Loire.

Opérationnel en 1854, le nouveau site de la Prairie-au-Duc témoigne bien de l'esprit pratique qui anime Voruz : il a choisi un espace assez grand et qui dispose d'eau pour alimenter les machines à vapeur. L'usine se présente selon un plan rectangulaire, avec des ateliers et des bureaux encadrant une vaste cour intérieure. Elle sera agrandie en 1865.

À Nantes, on peut aussi citer la Statue de Sainte-Anne (1851), les statues de la Fontaine de la Place Royale (1865), la statue de Adolphe Billault (1867), les quatre figures allégoriques de la place du Palais de Justice (retirée après la chute du Second Empire en 1872).

Jean Simon Voruz décède le 27 octobre 1896 au château de Briord à Port-Saint-Père. Son petit-fils et héritier ne peut conserver l'usine qui commence d'ailleurs à donner des signes d'essoufflement, face à une concurrence devenue très dure. En 1898, le département mécanique de l’entreprise est cédé aux établissements de la Brosse et Fouché, installés rue Lanoue Bras de Fer et spécialisés dans la construction navale. Devenus Société Anonyme d’Exploitation des Entreprises Voruz, ces établissements deviennent, en 1909, les Ateliers et Chantiers de Bretagne (Les ACB).
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