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 UNE VILLE BOURGEOISE ET OUVRIÈRE

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Renaissance
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MessageSujet: UNE VILLE BOURGEOISE ET OUVRIÈRE   Lun 30 Jan - 11:16

UNE VILLE BOURGEOISE ET OUVRIÈRE

Après la Révolution française, la bourgeoisie d’affaires, issue des milieux du négoce et de l’industrie, joue un rôle prépondérant dans la société nantaise. Son souci de représentation se manifeste à travers quelques lieux symboliques : Le Passage Pommeraye inauguré en 1843 est le lieu de rencontre et de flânerie de la notabilité. Son décor évoque le commerce et l’industrie symbolisés par les allégories des Arts et des Sciences. L’emploi du fer et du verre dans la structure révèle le parti pris de modernité.

À partir de la seconde moitié du 19e siècle, Nantes s’industrialise. De nouvelles activités en lien avec le port se développent: Raffineries de sucre, Conserveries, Biscuiteries, Distilleries, Brasseries. Au tournant du siècle, la construction navale devient le moteur de l’économie régionale et du développement de la métallurgie. La croissance industrielle entraîne l’arrivée massive d’une main d’œuvre ouvrière, population miséreuse venue de Bretagne notamment, qui vient s’entasser dans des habitats insalubres, aux abords des usines.

Le long du quai de la Fosse et sur l’autre rive, l’intense activité portuaire accompagne cette mutation. Né à Nantes, Jules Verne (1828-1905) fut marqué par ce spectacle : « Je revois la Loire, dont une lieue de ponts relie les bras multiples, ses quais encombrés de cargaisons, sous l’ombrage des ormes, et que la double voie de chemin de fer, les lignes de tramway ne sillonnaient pas encore. Des navires sont à quai sur deux ou trois rangs; d’autres remontent ou descendent le fleuve » (Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1890).

La mutation économique se double d’une Révolution des Transports. Nantes développe le premier réseau de tramways en France. En 1851, ce sont les trains qui pénètrent au cœur de la cité empruntant les quais de la Loire pour rejoindre les industries du port.


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MessageSujet: Re: UNE VILLE BOURGEOISE ET OUVRIÈRE   Lun 30 Jan - 11:18

LE PORT ET LES ARMATEURS

Après une période favorable durant les années 1820 à 1850, le port de Nantes connaît une période de difficultés des années 1860 aux années 1890 : Nantes est le 4e port français en 1860, le 6e en 1896 ; l'armement nantais régresse fortement. Le problème principal vient de la concurrence des ports du Havre et de Marseille, qui s'adaptent plus que Nantes à la navigation moderne. Des changements importants ont lieu durant ces années de crise.

Un fait très important est la création de l'avant-port de Saint-Nazaire, ouvert sur le large, qui se développe à partir des années 1860. Cependant, pour maintenir l'activité portuaire à Nantes même, alors que le problème de l’envasement et de l’ensablement de la Loire devient de plus en plus prégnant, les autorités décident le creusement d’un canal le long de l'estuaire, permettant d’éviter les bancs de sable les plus gênants. Le Canal de la Martinière, commencé en 1882, est inauguré en 1892 et permet aux grands trois-mâts de revenir à Nantes, qui retrouve sa place de 1860.

Le canal connaît une intense activité mais cela ne dure qu'une vingtaine d'années (après la guerre, il sert de cimetière pour les grands voiliers). Une solution plus durable est en effet le lancement d'un programme de dragage et de rectification du chenal (dit "programme Baudin"), qui permet en 1914 que des navires de 6 m de tirant d'eau puissent remonter jusqu'à Nantes. La construction d'un Pont transbordeur à Nantes (entre la Prairie-au-duc et la gare maritime), en 1903, montre la volonté de la ville de rester un port de mer.

De grandes familles d'armateurs marquent l'histoire de Nantes au XIXe siècle : les familles Dobrée, Allotte (famille maternelle de Jules Verne), Le Cour Grandmaison, Crouan, Pergeline, etc. À la fin de la période, l'armement est organisé sous une forme plus fortement capitaliste avec la Compagnie nantaise de navigation à vapeur (créée en 1882), la Compagnie France-Algérie (1885) et la Compagnie des Chargeurs de l'Ouest (1902), toutes deux marquées par la personnalité d'Eugène Pergeline, la Société des Voiliers nantais (1894), absorbée en 1913 par la précédente.
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MessageSujet: Re: UNE VILLE BOURGEOISE ET OUVRIÈRE   Lun 30 Jan - 11:19

L’HABITAT OUVRIER

Au milieu du XIXe siècle apparaissent les premières mesures spécialement prises en faveur du monde ouvrier pour lutter contre la pauvreté et les conséquences de la révolution industrielle. Ces réglementations avaient alors un caractère purement hygiéniste de lutte contre l’insalubrité des logements et de la dégradation des conditions de vie dans les quartiers ouvriers.

Mais il fallut attendre le début du XXe siècle pour ressentir les effets de la ‘Loi Siegfried’, votée en 1884. En encourageant la création de sociétés de construction de logements économiques à profit limité, cette loi entraîna une première vague de construction d’habitats  sociaux. A Nantes, l’exemple le plus remarquable, réalisé en 1904, subsiste encore, rue Dupleix. En brique et tuffeau, ces logements collectifs préfigurent l’apparition des HBM (Habitations à Bon Marché), dix années plus tard. Au milieu des années 30, la réalisation des six immeubles de l'Hermitage, regroupant près de 200 logements, marque l’ampleur prise par ces constructions, initiées et encouragées par la municipalité.

Mais l’Etat n’est pas le seul promoteur de l’habitat ouvrier. Les entreprises, conscientes de la nécessité d’installer leur main-d’œuvre le plus près possible du site de production, favorisèrent la construction de lotissements ouvriers dès le milieu du XIXe siècle. Sur la Prairie au Duc, fut érigé à partir de 1841, sous l’impulsion de deux propriétaires de manufactures, un quartier conjuguant des fonctions résidentielles et industrielles, ainsi qu’une église.

L’exemple des cités ouvrières des Batignolles est également représentatif de l’investissement des entrepreneurs privés. Bâtie en 1920, l’usine de construction et de réparation de locomotives des Batignolles, allait rapidement être confrontée à un problème de logement des ouvriers. Devant la croissance de ses effectifs (700 personnes en 1920, 3500 en 1922) et de son activité, la société amorce en 1920 la construction de trois cités, sur des terrains alentour : autour d’une cinquantaine de rues, 450 maisons de bois, quasiment identiques, sont édifiées. Les cités Baratte, Halvêque et du Ranzay, conçues pour être provisoires (environ dix années), furent habitées jusque dans les années 60, avant d’être totalement détruites et remplacées en partie par de grands ensembles dans les années 70.
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